Pendant la première semaine de ce MOOC, on a compris quelle était la performance d’une maison basse consommation.

Pour accéder à mon article sur la semaine 1, cliquez ici :

Pour accéder à la plateforme qui diffuse le MOOC, c’est là :

https://www.mooc-batiment-durable.fr/

Dans cette semaine 2, on approfondit et on concrétise la réponse avec quatre clés de la rénovation performante :

Cette semaine de MOOC nous apprends d’abord comment tirer parti du soleil pour maximiser le confort et la performance d’une maison rénovée.

Puis nous apprenons comment faire en sorte que l’air intérieur soit d’aussi bonne qualité que l’air extérieur grâce au renouvellement d’air.

Ensuite nous apprenons qu’un système de renouvellement d’air dans une maison performante, est associé à une bonne étanchéité à l’air du reste de l’enveloppe.

Enfin, nous voyons les cinq provenance d’humidité dans la maison, et comment s’en prémunir. 

Contents

Pourquoi s’intéresser aux apports solaires ?

Même en présence de nuage, les rayons solaires transportent de la lumière et de la chaleur.

Cette énergie est gratuite et naturelle. Elle influe positivement sur la performance d’un bâti en hiver, en apportant chaleur et lumière.

Le MOOC nous rappelle qu’un projet de rénovation énergétique est aussi un projet de rénovation classique !

C’est à dire que le projet est aussi (souvent) motivé par d’autres raisons que le gain de confort et d’économie. A savoir un entretien, un rafraîchissement esthétique, une mise aux goûts des habitants, etc.

L’idée développée ici c’est d’intégrer le soleil à la réflexion autour de l’aménagement intérieur. Non seulement en terme de confort mais aussi en terme de performance thermique.

Le soleil, ce qu’il faut savoir

Le soleil vient du sud quand on est dans l’hémisphère nord de la planète Terre, et il nous paraît bien plus bas sur l’horizon en hiver, qu’en été. Il est aussi moins porteur de chaleur.

Si ces notions ne sont pas totalement acquises, vous pouvez prendre 5 minutes pour voir cette vidéo où j’explique tout ça 😉

Comprendre les apports solaires bioclimatiques


Ce que le MOOC nous apprends, c’est que la rénovation performante n’est pas qu’une histoire d’isolation, ou de systèmes.

C’est aussi une histoire de soleil.

On voit dans le cours l’exemple d’une maison dont la façade sud ne présente que deux petites fenêtres. Il est dans ce cas très judicieux d’envisager la création de plus grandes fenêtres, pour capter lumière et soleil.

L’organisation des espaces devrait intégrer la notion d’apport solaire.

C’est la nouvelle architecture d’intérieure, qui va permettre de placer les pièces de vie au soleil, et les pièces moins utilisées au nord ; le tout en adéquation avec les besoins des habitants.

Ce que le bioclimatisme nous incite à faire en hiver, c’est capter la chaleur du soleil, stocker cette énergie, la diffuser dans le bâtiment.

Comment concrètement profiter des apports solaires ?

A l’occasion du réaménagement intérieur, il est très judicieux de positionner des baies vitrées en fonction de la courbe du soleil : plus de confort, moins de de besoins de chauffage.

Il est très intéressant de savoir qu’une fenêtre, selon où elle est placée, (et selon si elle est occultée par un volet ou pas) elle est soit déperditive (on perd de l’énergie), soit captrice (elle chauffe le bâtiment).

Un ordre de grandeur est donné dans le cours :

  • Un apport de 1m² au sud, capteur = 46kWhep/an
  • Un apport de 1m² au nord, déperditif = -18kWhep/an

Cela compte pour une fenêtre verticale (je ne connais pas les autres hypothèses retenues pour faire ce calcul).
Privilégiez la verticale pour une fenêtre de toit au sud plutôt que dans l’alignement du rampant.

En effet, poser une fenêtre de toit dans l’alignement du rampant diminue les apports en hiver (comparé à une pose verticale, grâce à une lucarne), et maximise les apports en été, ce qui est plutôt le contraire de ce que l’on recherche.

Et y a-t-il un autre paramètre que le soleil à prendre en compte pour l’aménagement ?

Oui, il nous est expliqué ici qu’il peut être très efficace de diminuer le volume isolé/chauffé. En effet, la création d’espace tampon (non chauffés), peut parfois simplifier le projet de rénovation, et diminuer significativement le coût, tout en permettant de réaliser un beau projet.

Attention dans ce cas à ne pas créer de zone humide, avec des points de condensation sur les murs froids non isolés.
Pour cela, l’air chauffé ne doit pas aller dans la zone non chauffé, l’étanchéité à l’air doit être traitée comme si c’était l’extérieur.

Et si on cherche à se protéger du soleil ?

Bien sur le cours nous rappelle qu’en été, on cherche à se protéger du soleil, de la chaleur, et ventiler et aérer “au maximum”.

Il est important de préciser qu’il faut ventiler “au maximum” uniquement la nuit. En effet, c’est par le renouvellement d’air que la chaleur rentre en premier dans la maison. Il faut donc ventiler “au maximum” entre 23h et 5h, puis au minimum le reste du temps (tout en renouvelant l’air lentement)

Pour éviter la surchauffe l’été, il nous est conseillé d’éviter les surfaces extérieures qui stockent la chaleur et la ré-émettent le soir (béton, carrelage) ; il est préférable de mettre de la végétation, car elle ne monte pas en température, notamment grâce au phénomène d’évapotranspiration. 

Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir ma vidéo sur les 8 techniques pour lutter efficacement contre la chaleur en été : 

Pourquoi le renouvellement d’air est important ?

Les fenêtres sont posées étanches à l’air, mais sont munies de grilles d’entrées d’air, trop bizarre non ?

En fait le renouvellement de l’air est nécessaire pour conserver une bonne qualité d’air.

Des grilles d’entrées d’air bien pensées régulent l’entrée d’air en fonction des besoins et non pas en fonction du vent. Cela évite les courants d’air, et évite de trop grande perte de chaleur.

Le système de ventilation mécanique permet d’apporter confort et santé aux habitants, en évacuants les divers polluants intérieurs et en apportant l’oxygène nécessaire, idéalement sans courant d’air et sans bruit.

Que faut-il savoir sur le renouvellement d’air ?

Attention à ce que la ventilation ne soit pas énergivore.

Si une fenêtre reste ouverte, vous n’arriverez pas à chauffer une pièce.
Pour les mêmes raisons, certaines ventilation naturelle, ou même ventilation mécanique, peuvent être des sources de courants d’air importants, et de fuites de calories permanentes même en l’absence de vent.

Il faut bien comprendre qu’il y a un compromis, un équilibre judicieux à trouver entre :

  • On renouvelle beaucoup l’air pour une qualité d’air excellente
  • On conserve l’air chauffé à l’intérieur pour ne pas consommer de chauffage

La réglementation vient nous aider à fixer des seuils concrets en ce qui concerne le débit, et aussi le bruit.

Pour 4 pièces, la réglementation indique 90m3/h, 30dB maxi en pièces principales.

Avant 1982, seules les pièces humides étaient ventilées, avec des grilles haute et basses.

L’arrêté de 1982 impose une ventilation par balayage : entrées d’air dans les pièces de vie, extraction dans les salles d’eau.

L’idée c’est de faire en sorte que le logement soit systématiquement pourvus d’un système de ventilation générale permanente.

Environ six systèmes présents sur le marché Français permettent de répondre aux besoins de la rénovation.

1- Ventilation naturelle

Quand elle est nettoyée, elle est efficace pour les immeubles supérieur à 8 étages.

Avec un moteur en partie haute du conduit d’extraction on parle de :

2- Ventilation naturelle assistée


Ensuite, on retrouve :

3- Ventilation mécanique simple flux autoréglable

Ce système à un flux constant (quoiqu’en présence de vent ça augmente) mais présente de grandes déperditions thermiques.

Pour limiter les déperditions, on utilise une :

4- Ventilation hygroréglable

Dans ce cas, les bouches d’extractions (hygroréglable de type A), et éventuellement aussi les bouches d’entrées d’air (hygroréglable de type B), laissent passer plus d’air en cas d’humidité plus importante. Donc les débits varient.

Et donc théoriquement, si une pièce n’est pas utilisée (chambre pendant la journée par exemple), peu d’humidité sera détectée, donc le flux d’air sera réduit.

On a ensuite le système encore plus performant :

5. Ventilation mécanique double flux avec récupérateur de chaleur

Celui-ci transmet les calories de l’air vicié à l’air neuf, ce qui permet de réchauffer l’air insufflé dans le logement en hiver, et rafraîchir en été. Attention en été on utilise un by-pass pour capter l’air extérieur la nuit, bien plus frais que l’air intérieur => l’échangeur n’a plus d’intérêt.

Dernier système, quand on ne peut pas installer de gaines de ventilation :

6- La ventilation mécanique répartie

Ce sont des extracteurs directement posé sur le mur, il peuvent même être désormais double flux avec récupérateur de chaleur !

Conseils généraux à propos des systèmes de ventilation

  • Choisir des réseau courts.
  • Anticiper les opérations de maintenance.
  • Dimensionner correctement le système (puissance de la machine, diamètre des gaines et des bouches).
  • Anticiper les interfaces pendant le chantier avec les autres métiers.
  • Nettoyage des gaines avant mise en service.
  • Test d’étanchéité à l’air des réseaux recommandé.

Comment choisir le système de renouvellement d’air ?

Dans de nombreux projets de rénovation performante, le choix à faire est entre l’hygroréglable de type B et la ventilation double flux avec récupérateur de chaleur.

Si la qualité de l’air est l’objectif principal, et que l’occupation du logement est forte : alors le choix qui semble le plus pertinent est la double flux.

Ou encore si l’environnement extérieur est vraiment froid, bruyant, ou pollué, là aussi la double flux semble être un bon choix.

Par contre, sur un projet où l’étanchéité à l’air est difficile à réaliser, ou sur une rénovation complexe avec de nombreuses contraintes techniques, on va s’orienter plutôt vers une ventilation hygrovariable B.

Ou tout simplement, pour plus de simplicité, moins d’entretien ou moins cher à l’installation : Hygro B également.

A noter que la consommation électrique de l’hygro B est très faible.

Cela dit dans un projet performant, la consommation électrique de la double flux est compensé par la récupération de chaleur

Le mauvais choix serait de mettre une double flux dans une rénovation de performance moyenne ou basse. Elle ne va rien apporter de plus (si ce n’est la pré-filtration de l’air entrant et le confort acoustique), mais elle va coûter plus cher, être plus complexe, consommer plus.

Pour en savoir plus sur le renouvellement d’air

Sur mon blog

Pour aller plus loin dans votre choix de ventilation, j’ai écrit un article très exhaustif, qui vous donnera de nombreux critères de choix, cliquez-dessus pour y accéder :

Documentation officielle

Pour aider les professionnels, le programme PACTE propose des fiches d’auto-contrôle, du COSTIC et FFB, à retrouver dans les ressources du MOOC.

Formations

Formations dédiés à la ventilation par les plateaux techniques PRAXIBAT, dédiés à la ventilation. A retrouver sur les ressources partagées dans le MOOC.

Pourquoi chercher l’étanchéité à l’air ?

L’étanchéité à l’air doit être maximale, on ne cherche pas un compromis

Dans un bâtiment confortable, voire performant : il est nécessaire de limiter les entrées d’air parasites.

Nous avons évoqué l’exemple de la fenêtre ouverte, qui évidemment empêche de chauffer convenablement une pièce, avec les fuites c’est la même chose.


Mais en même temps, nous l’avons vu, nous avons besoin d’air neuf pour la qualité d’air : c’est le rôle du système de ventilation.

En effet, si on compte sur les fuites d’air pour ventiler, le renouvellement sera mal réparti, trop faible ou trop fort, et dépendant du vent.

Sans compter que l’air peut se charger au passage dans les parois, d’humidité ou de poussières.


Donc l’étanchéité à l’air n’est pas une affaire de compromis.

Dans tous les cas, c’est préférable que l’enveloppe, sol, mur, plafond, fenêtres, traversées de réseaux, etc, soit parfaitement étanche.

C’est le système de ventilation, et lui seul, qui assure le renouvellement d’air. Cela n’empêche pas d’ouvrir les fenêtres de temps en temps.

L’étanchéité à l’air joue un rôle important dans l’efficacité de l’isolant

L’exemple classique du pull en laine est cité : efficace quand on le porte à l’intérieur d’une maison, le pull en laine ne nous protège pas quand on sort à l’extérieur et qu’il y a un vent froid qui pénètre à l’intérieur des mailles.

La limite de cet exemple c’est qu’il donne l’impression qu’il faut enfiler un coupe vent autour de l’isolation de la maison. Alors qu’en réalité, l‘étanchéité à l’air se fait côté chaud de la paroi.

Et cette étanchéité à l’air doit aussi freiner le passage naturel de la vapeur d’eau.

En effet, en plus de diminuer les capacités de l’isolant (effet immédiat), cela dégrade l’isolant dans le temps (effet à long terme) et il finit par se tasser et perdre son efficacité (sauf s’il est insensible à l’eau : PSE, PSX, PU, liège, …)


Isoler les combles avec 30cm d’isolant est une très bonne façon de procéder pour améliorer la performance énergétique, mais il serait bien dommage d’oublier la phase d’étanchéité à l’air qui l’accompagne.

En effet, malgré le nouvel isolant, les pertes de calories par les fuites d’air auront toujours lieu, et on risque des points de condensation.

Que faut-il savoir sur l’étanchéité à l’air ?

Les trois phases de l’étanchéité à l’air qui nous sont proposées sont les suivantes :

  • Diagnostic/repérage
  • Réalisation
  • Validation
  1. Le repérage consiste à comprendre le bâti et les habitants, à définir les objectifs et à connaître la nature des travaux qui vont être réalisés dans leur ensemble.

  2. La réalisation de l’étanchéité à l’air se fait grâce à des membranes  (rouleaux à scotcher), ou bien des enduits, ou des panneaux.

    Mais les panneaux ne doivent pas être les panneaux de finitions dans ce cas là. En effet, il seraient régulièrement percé pour la décoration et l’électricité. Vérifier et valider le transfert de vapeur d’eau à travers la paroi. Limiter les passages à travers la membrane, limiter le nombre d’agrafes, et les scotcher systématiquement.

  3. Valider : La validation est d’abord visuelle, en s’assurant de la continuité de la membrane, des scotchs, et de l’absence de perforation. Il est également possible d’utiliser un ventilateur simple avec poire à fumée ou bien le test réglementaire, celui de la porte soufflante.

Pour se former et s’informer sur l’étanchéité à l’air

  • Formation auprès des fournisseurs de matériaux et systèmes
  • Salons professionnels (Energivie, Minergie, Passibat, …)
  • Se former sur les plateformes dédiées (PRAXIBAT)
  • Utiliser les réseaux fédérés : CAPEB, FFB
  • Connaître les programmes Effinergie

“Il est préférable de mettre une isolation de 10cm avec une étanchéité à l’air efficace, que 20cm avec une étanchéité à l’air bâclée.”
Tous les intervenants du chantier doivent se sentir concernés et impliqués.

Comment réaliser l’étanchéité à l’air concrètement ?

Dans le MOOC – qui s’adressent aux pros – il n’y a pas d’actions concrètes applicables chez vous immédiatement.

Par contre j’ai écrit il y a quelques temps un articles sur les 18 points de fuites d’air dans nos maisons : 

  1. Maison à étage
  2. Fenêtres
  3. Baies vitrées coulissantes
  4. Liaison fenêtres – gros oeuvre
  5. Porte d’entrée
  6. Porte qui donne sur le garage
  7. Volets roulants
  8. Tableau électrique
  9. Prises électriques
  10. Hotte de cuisine
  11. Ventilation mécanique
  12. Chauffage électrique
  13. Cheminée et poêle
  14. Tuyau d’arrivée d’eau potable
  15. Réseau d’eau
  16. Trappes d’accès aux combles
  17. Plafonniers
  18. Conduit de fumée

L’article complet ici :

Et s’il est impossible d’obtenir une bonne étanchéité à l’air ?

Ce point n’est pas abordé dans cette séquence du MOOC mais j’en parle rapidement quand même ;  en effet, parfois il est trop complexe d’avoir une bonne étanchéité à l’air.
Donc on se contentera de colmater les grosses fuites, et de faire en sorte de casser les courants d’air.
ll faudra impérativement choisir des systèmes de chauffage à inertie (poêle, chauffage au sol, chauffage des murs intérieurs, …), plutôt que des systèmes qui chauffent l’air (convecteurs, pompe à chaleur).

Pourquoi s’occuper de l’humidité est important ?

Quand on rénove une maison, on rêve de résoudre les problèmes d’humidité. Et c’est bien normal. L’air humide est désagréable, difficile à chauffer, mauvais à respirer, et créé des zones de moisissures, bref on en veut pas.

Il peut être à l’origine de désordres, de pathologies graves voire d’effondrement du bâti.

D’ailleurs, généralement c’est l’eau qui sonne la fin de vie des bâtiments.

Ici nous voyons les les cinq sources d’humidité dans une maison.

D’où vient l’humidité ?

La pluie

Protéger de l’humidité c’est d’abord se protéger de la pluie.

Cela fait appel aux métiers de couvreur, zingueur, puis désormais étancheur, en ce qui concerne le toit.

Mais aussi pour les façades, cela fait appel aux maçons, façadiers, menuisiers.

Attention au pieds de mur, dans la zone de rejaillissement : l’eau de pluie éclabousse, il est recommandé d’utiliser un matériau plus résistant à l’eau.

Les remontées capillaires

Le phénomène de capillarité est celui que l’on observe en plongeant la partie basse d’un carré de sucre dans du café.

Les remontées capillaires concernent les bâtiments ancien, car à l’époque on n’avait pas de rupture de capillarité, qui aujourd’hui sont réalisées grâce à des films en rouleau, dérivés de la pétrochimie.

En outre, les enduits extérieurs à la chaux, associé à une absence de d’étanchéité à l’air au RDC dédiés aux animaux, permettait au renouvellement d’air de sécher les murs régulièrement.

De plus, il n’y avait jamais de revêtement de sol qui empêche le séchage du sol à l’extérieur (trottoirs ou dalle), et à l’intérieur (chape ciment).


Concernant l’humidité du sol lui même, le MOOC nous rappelle qu’elle est connue et maîtrisée par les savoir-faire des maçons et terrassiers, qui cherchent à limiter l’humidification du sol.

Vapeur d’eau. 

Pour ne pas subir les désagréments de l’humidité sous forme de vapeur d’eau, il faut renouveler l’air efficacement.

Il faut également traiter les gros pont thermiques car les points froids qui en résultent concentrent condensation et moisissures.
Et un cercle vicieux s’enclenche : la condensation sèche et apporte donc de l’humidité à l’air …

Pour ce qui concerne le cour des murs, il faut soigner leur étanchéité à l’air pour éviter qu’un flux d’air atteigne le point de rosée à travers la paroi.

J’ajouterai ici qu’il faut s’assurer de freiner suffisamment la migration de vapeur d’eau dans les murs (utilisation de membrane frein vapeur côté chaud), et laisser s’échapper la vapeur d’eau côté extérieur du mur.

On doit s’intéresser aux valeurs Sd des parements, mais ce point n’est pas abordé ici dans le MOOC, nous y reviendrons.

Le dégât des eaux

Un tuyau qui éclate, un joint qui se fissure, un raccord mal serré, une soudure fatigué, de nombreuses raisons expliquent qu’au moins un dégât des eaux devrait avoir lieu dans une maison au cours de son existence.

Traité à temps, il peut être sans conséquence, mais pendant une absence prolongé, et sans exutoire, les dégâts peuvent être très importants.

L’humidité venant des travaux

A chaque fois qu’on utilise de l’eau pour faire du béton, un mortier, un enduit, de la peinture, une chape, etc, c’est de l’eau qui va devoir sécher et s’évacuer.

Trop souvent, cette nécessité est ignorée, ce qui crée des sinistres qui auraient pu être évité.

Quelles solutions contre l’humidité ? 

Pluie

S’il y a des fuites en toiture, ou des zone de façades non imperméable à la pluie, ces dysfonctionnements devront être notifiés et corrigés avant réhabilitation, ou intégrés à la réhabilitation.

Parfois les travaux inclue de toute façon la reprise.
Par exemple, une façade qui présente un défaut d’imperméabilité à la pluie, peut être isolée par l’extérieure, et enduite, sous réserve de respecter les règles de l’art.

Pour retrouver les règles de l’art, se référer aux documentation technique RAGE 2012 et PACTE ; attention mine d’or du curieux de l’habitat !

https://www.programmepacte.fr/node/296/pdf

Remontées capillaires 

Pour diminuer les remontées capillaires, il faut essayer de limiter la quantité d’eau qui atteint le pied du mur. Pour ça on commence par ajuster la pente du terrain.

Une légère pente doit encourager l’eau à s’éloigner du mur, et non l’inverse (une pente dirigée vers le mur est à supprimer).

Ensuite, il est possible de réaliser des drains si le sol n’est pas suffisamment percolant.
La percolation désigne communément le passage d’un fluide à travers un milieu plus ou moins perméable, par exemple le sol aux abords d’une maison en pierre.

Les sols non imperméabilisés sont préférés car ils gardent une grande capacité de séchage, contrairement aux sols recouvert d’un trottoir ou d’une terrasse en béton.

Pour les sols intérieurs, soit on a un flux d’air (cave, vide sanitaire) soit on en a pas (on est alors sur terre-plein).
Un terre plein devrait être composé d’un blocage de cailloux (hérisson) idéalement ventilé, pour permettre le séchage du sol sous la maison. Dans le cas inverse, cela explique une partie de l’humidité qui remonte dans les murs.

Pour savoir la technique de réhabilitation la plus appropriée, se rapprocher des choix techniques initialement utilisés permet de retrouver l’équilibre originel.

En première approche c’est une bonne idée de chercher à utiliser les techniques d’époque, surtout pour faire l’effort de comprendre le bâti.

Mais sur les propriétaires ont souvent modifié l’usage initial de la maison : mieux chauffée, étanche à l’air, avec des revêtements de sol étanche. L’équilibre est rompu, et donc il faut composer avec
.

Dans le cas contraire, on risque de se contenter d’un enduit à la chaux là ou un drain, un enduit correcteur thermique et une ventilation serait nécessaire, bien qu’inexistant à l’époque de la construction du bâti ancien.

Suite des recommandations du MOOC :

  • En présence de peinture étanche ou d’enduit ciment, les déposer.
  • Utiliser des enduits assainissant
  • Isolant capillaire insensibles à l’eau
  • Enduit isolant
  • Double cloison isolante
  • Injection de résine, et electro osmose, à démontrer, en faisant appel à un professionnel indépendant.

Vapeur d’eau

Après 40 ans de retour d’expérience, on connaît bien les conditions propices à l’efficacité d’une paroi isolée : côté extérieur, étanchéité à l’eau et matériaux très ouvert à la vapeur d’eau. Côté intérieur, étanchéité à l’air, et limite le flux de vapeur dans certains cas.

Soit on maîtrise ce qu’on fait sur ce sujet scientifique et technique.

Soit on respecte scrupuleusement les textes :  DTU, CPT, RAGE 2012, PACTE

Les experts ont encore aujourd’hui des avis multiples sur ces trois situations :

  • Isolation intérieures avec des isolants sensibles à l’eau
  • Isolation intérieure de murs sensibles à l’eau (terre, matériaux gélif, putrescible (pan de bois, encastrement de poutres))
  • Isolation extérieure de murs sensibles à l’eau, particulièrement s’il reste des remontées capillaires

Encore plus qu’à l’habitude, dans ces cas de figure il n’y a pas de réponse parfaite, c’est une histoire de compromis.

Le dégât des eaux

Pour éviter les conséquences néfastes d’un dégâts des eaux qui persisterait discrètement :

  • Privilégier les réseaux apparents,
  • Des sols étanchés
  • Un bon entretien des appareils (siphons, filtre de la machine et détartrage)

L’humidité venant des travaux

Pour que les grandes quantités d’humidité apportées pendant le chantier ne créées pas de problèmes, veiller à respecter les temps de séchages et l’aération du chantier.

Souvent les fenêtres sont rapidement posées pour éviter les vols de matériel et matériaux sur chantier. Mais l’humidité est peut être encore trop élevée.

Si on sait qu’on sera obligé de fermer les fenêtres la nuit et le week-end, choisir plutôt des finitions sèches : parquet au lieu de carrelage, lambris au lieu d’enduits.

Il est aussi possible d’installer des ventilateur et déshumidificateur de chantier.

Et pour en savoir plus ?

Direction la plateforme du MOOC !

https://www.mooc-batiment-durable.fr/

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