Ce que l’on conseille aujourd’hui aux professionnels

En tant que particulier, vous allez probablement faire appel à des professionnels pour tout ou partie de votre chantier.

Il est très intéressant pour les autodidactes comme vous de se mettre un petit peu dans la peau du professionnel, connaître les bonnes pratiques. Pourquoi me direz-vous ? Pour deux raisons :

  1. Pour être capable de choisir les pros avec qui vous collaborez.
  2. Pour mieux collaborez avec ceux que vous choisissez.

Pendant cette semaine 5 (rendez-vous sur le sommaire du blog pour accéder aux semaines précédentes), nous avons vu les différentes étapes d’un projet, des éléments de communication, des notions financières, et enfin des conclusions de retour d’expériences !

Les étapes d’un projet

Commencer par définir le projet

Comme pour tout projet, il faut commencer par le définir. Pourtant cette étape n’est pas courante dans les petits chantiers d’amélioration de maison.

Il est conseillé ici au professionnel d’écouter les besoins formulés par le client.

C’est à dire que selon si vous dites à un pros “J’ai froid dans les chambres, et je sent des courants d’air dans le salon”, sa proposition de travaux ne va pas être la même que si vous lui demandez une isolation extérieure sur toute la maison.

Ensuite, il est rappelé la pertinence de solliciter les conseillers FAIRE, en les trouvant sur https://www.faire.fr/trouver-un-conseiller

En effet, ces derniers sont au courant des dernières aides publiques à la disposition des particuliers, et leur consultation est gratuite.

Il est conseillé de faire un “audit global”, bilan qui permet de s’orienter vers les investissements les plus pertinents, et de détecter des éventuelles pathologies à traiter avant d’entamer une amélioration de la maison.

L’objectif étant d’établir un vrai programme, définissant la feuille de route pour atteindre le BBC.

Organiser le chantier

S’adresser en mairie pour connaître les démarches administratives. Demander des devis, suffisamment détaillées pour contenir toutes les informations nécessaires à l’obtention des financements (d’où l’intérêt d’être allé voir d’abord les conseillers FAIRE).

Etablir le planning des travaux. Dans le cas d’une rénovation globale en une fois, prévoir un test d’infiltrométrie avant la pose des parements intérieur pour pouvoir calfeutrer les fuites (qui sont encore accessibles à cette étape là).

Réceptionner les travaux au fur et à mesure.

Et après les travaux ?

Bien se renseigner sur le fonctionnement des appareils installés, se faire expliquer les notices d’utilisation, les procédures à suivre en cas de dysfonctionnement, les étapes de l’entretien.

Rénovation globale en une fois

L’ensemble des théoriciens s’accorde sur le fait qu’il est préférable d’intervenir en une seule fois.
Dans la réalité, ce n’est pas ce qui se fait en général.

De mon point de vue, c’est sur l’état final, et sur l’ordre des étapes qu’il faut se concentrer.

Les travaux réalisés en plusieurs étapes

En plusieurs étapes, il faudra d’abord intervenir sur l’enveloppe, isolation, fenêtre, et ensuite sur les systèmes (chauffage, eau chaude, ventilation). Mais le choix des systèmes doit être fait avant de commencer les travaux sur l’enveloppe.

De nombreux exemples existent pour montrer à quel point il est regrettable d’engager des travaux partiels sans anticiper la suite. Bien souvent, cela peut représenter une source de découragement pour finir les travaux (il faut défaire, refaire …)

Exemple des menuiseries :

Quand on les change, il faut décider s’il y a des grilles d’aération ou pas, les choisir, les dimensionner (débit). Cela dépend du système de ventilation en place ou envisagé.

Il faut également choisir le type de pose, c’est à dire à quel niveau de profondeur dans le mur elle sont positionnées, et comment le raccord avec les murs intérieurs et extérieurs sont faits.

A cet endroit il y a des notions importantes d’étanchéité à l’eau et à l’air, mais aussi des notions de continuité de l’isolant.

Il est nécessaire de savoir si on va procéder par la suite à une isolation extérieure ou pas , par exemple.

Le rôle du professionnel dans une rénovation performante

Rappel des fondamentaux du projet

Pour un projet de réhabilitation performante, il faut :

  • Une isolation efficace
  • Peu de ponts thermiques
  • Une bonne étanchéité à l’air
  • Des équipements performants
  • Un bon renouvellement de l’air intérieur
  • Une mise en oeuvre soignée et cohérente

L’ajustement de la prestation à la demande

Une différence est faite entre ce qui est de l’ordre du “non négociable”, à savoir le respect de la règlementation et la réponse à la demande du client.

Et ce qui est de l’ordre du “+”, à savoir la qualité globale, l’apport de confort, de santé, ou le respect de l’environnement.

Ce qui est de l’ordre du “+” devra être clarifié avec le client.

En prenant un peu de recul, on s’aperçoit que la qualité du travail nécessite une approche globale. En effet, différents besoins peuvent ne pas être identifiés par le client, et une mission de maîtrise d’oeuvre, ou les conseils d’un groupement d’entreprises peuvent s’avérer très utiles.

Dans tous les cas le professionnels doit se positionner comme une ressource conseil de confiance, qui rassure le client.

Les trois types de clients

Le premier client, assez rare, est peu regardant sur le prix des choses.

Le deuxième client cherche les solutions les plus économiques. Il est alors conseillé de l’informer des risques encourus notamment sur la qualité du travail et des solutions/matériaux envisagés.

Le troisième client se place en intermédiaire, en quête du meilleur ratio qualité / prix, grâce à de plus nombreuses informations, que le professionnel peut contribuer à lui apporter.

Des nouvelles pratiques pour les professionnels

Il est ici conseillé aux professionnels de se tenir informé régulièrement sur les nouveautés (matériaux, systèmes, réglementations).

Il leur est aussi conseillé de devenir des conseillers qualitatifs auprès de leurs clients, y compris sur ce qui ne fait pas partie de la demande initiale, dès lors que cela apporte un éclairage sur la performance de la rénovation.

Et enfin, contribuer à la création de groupe formel ou informels, de professionnels en mesure de répondre aux projets performants. Ces groupes s’appellent des “groupements d’artisans”.

Arguments en faveur de la rénovation performante

Economies d’énergies, confort, valorisation du bien “valeur verte”, durabilité et esthétisme, anticipation des hausses du prix de l’énergie, anticipation réglementations thermiques futures.

Rappel du fait que deux postes réalisés en même temps sont au total moins cher que deux postes réalisés séparément.

Le raisonnement en “coût global” penche en faveur d’une rénovation performante (comparativement à une rénovation non performante).

Les aides financières : de grosses aides sont disponibles pour ceux qui en ont le plus besoin, les professionnels doivent maîtriser les grandes lignes des dispositifs en vigueur et savoir vers qui aiguiller les clients en cas de question.

Ensuite ce sont des conseils et rappels sur ce que les devis doivent contenir :

  • Les mentions obligatoires : nom, adresse, SIRET, assurance etc.
  • Les mentions techniques qui sont demandées par les système d’aides publiques, qu’on appelle critères d’éligibilité, comme le nom des produits, leur épaisseur, les quantités, les références, les certifications, les performances, …

Retours d’expériences

Le niveau BBC rénovation a été défini en 2009. En 2016, 100 000 logements avaient été réalisés. Il existe un observatoire BBC dédié à la capitalisation des retours d’expériences : https://www.observatoirebbc.org/

J’ai trouvé une seule fiche de rénovation de maison individuelle en PACA :(allez voir si vous en trouvez autour de chez vous : https://www.observatoirebbc.org/images/bdd/fiche/986/B892H6.pdf

Les retours d’expériences montrent que le rénovation basse consommation font mieux de 18% que l’objectif théorique du niveau BBC.
Deux pistes d’améliorations “globales” sont néanmoins proposées : une meilleure utilisation par les utilisateurs (grâce à une meilleure connaissance du fonctionnement du bâtiment et des systèmes), et en deuxième, un suivi plus fort des premières années, de la part des bureau d’études et des entreprises qui ont réalisé.

Deux ressources intéressantes sont citées : Stratégie de rénovation, issue du programme PACTE : https://www.programmepacte.fr/strategie-de-renovation et les retours d’expériences de l’Agence Qualité Construction : https://qualiteconstruction.com/nos-ressources/

Mon avis sur cette semaine 5

Cette semaine 5 n’est résolument pas technique, donc je n’y ai rien trouvé de rigolo 🙁 (quand je dis rigolo je veux dire stimulant, passionnant pour moi).

Ca reste utile à écouter pour le débrouillard qui gère ses travaux, mais voilà on est dans le monde un peu des entreprises et des sujets administratifs.

Ce chapitre avait bien sûr sa place, n’oublions pas que le MOOC est destiné aux pros théoriquement, mais voilà c’est le chapitre qui m’a le moins intéressé pour l’instant.

A bientôt pour le chapitre 6, le dernier ! 😉

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