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Bien choisir un système de ventilation pour une maison saine, économe et confortable

Le saviez-vous ? Une maison saine, économe et confortable est presque toujours dotée d’un système de ventilation performant.

Cela s’explique très simplement : en hiver il fait bien plus chaud dans la maison que dehors. 

D’abord calfeutrer pour éviter les courants d’air parasites : l’étanchéité à l’air …

Si l’air est trop rapidement remplacé dans le logement, une grande quantité d’énergie s’échappe par l’air chaud perdu. 

Cette arrivée d’air froid incontrôlée génère des dépenses de chauffage supplémentaires, et provoque des courants d’air inconfortables.

Nous avons vu comment supprimer ces courants d’air froids dans cet article :

https://comment-bien-isoler.com/comment-supprimer-les-courants-dair-froids-dune-maison/

 … mais bien choisir un système de ventilation permet de remplacer l’air et ainsi maintenir un air de bonne qualité constamment 

En effet si l’air n’est pas assez remplacé, alors la qualité de l’air peut se dégrader : 

  • Taux d’humidité non approprié
  • CO2 (Dioxyde de carbone)
  • manque d’O2 (Dioxygène)
  • COV (Composés Organiques volatils)
  • Mauvaises odeurs et autres produits chimiques

L’ADEME nous rappelle dans ce document que dès 1969 en France, la règlementation hygiénique impose une aération générale et permanente des nouvelles constructions.

L”aération obligatoire était d’abord “naturelle” : de simples grilles

Cette aération permet d’améliorer la santé et le bien être des occupants.Elle permet aussi de faciliter le chauffage des logements (un air humide est très énergivore à chauffer en plus d’être source d’inconfort). En outre, elle limite la quantité d’acariens, de maladies chroniques, d’allergies, et de micro-organismes.

Par la suite, en 1982, des débits d’air à respecter sont instaurées. Cela créé l’essor des systèmes de ventilation au détriment de la ventilation naturelle, assurée par des grilles de circulation d’air.

Pour un trois pièces, les valeurs à respecter sont les suivantes :

  • 105m3/h dans la cuisine
  • 30m3/h dans la salle de bain
  • 15m3/h dans les WC
Les débits réglementaires ont fait naître la ventilation mécanique


Donc en résumé :

  • Il faut atteindre une bonne étanchéité à l’air de la maison pour ne pas gaspiller d’énergie et éviter les courants d’air froids.
  • ET il faut un bon système de renouvellement d’air qu’on appelle système de ventilation pour garantir une bonne qualité de l’air.

Calfeutrer et ventiler, n’est-ce pas contradictoire ?

Si on ventile après avoir calfeutré, ça sert à rien non ?

Bonne remarque. La différence avec le renouvellement d’air par les fuites, c’est qu’un bon système de ventilation sera régulé (au lieu d’être proportionnel au vent ou au tirage de la cheminée). L’aération est mieux répartie, adaptée aux besoins des pièces, et il est possible de la couper en notre absence.

On va aussi voir avec certains systèmes qu’on peut préchauffer l’air entrant dans la maison. On peut même récupérer la chaleur contenue dans l’air sortant de la maison !

Quels sont les meilleurs systèmes de ventilation ? Les plus répandus ? Les moins chers ? Les plus durables ? 
Et surtout, comment est-ce que vous allez bien choisir un système de ventilation ?

Les trois familles de système de ventilation

L’extraction, le soufflage et les deux combinés

Les systèmes d’extraction d’air

L’extraction d’air est le plus répandu des fonctionnement : Cela consiste à placer un petit ventilateur relié à un tuyau qui évacue l’air intérieur vers l’extérieur, généralement par le toit.

Les aérateurs

Les modèles les plus basiques se fixent directement au plafond et sont actionné par une tirette-interrupteur. Ils peuvent aussi être actionnés par une minuterie associé à l’allumage de la lumière dans la salle de bain ou les WC par exemple.

On appelle parfois ces systèmes des aérateurs, voir la Ventilation Mécanique Répartie (en cas de fonctionnement continu) ou encore la Ventilation Mécanique ponctuelle (en cas de fonctionnement manuel ou sur minuterie).

Aérateur muni d’un interrupteur tirette


Ces systèmes présentent l’avantage d’être peu coûteux et simple à installer ; mais ils sont bruyants et peuvent générer des déperditions importantes, notamment lorsqu’il y a du vent.

Leur rôle est de chasser l’air humide des pièces d’eau au moment où c’est utile. Ainsi de l’air neuf arrive par les entrées d’air et/ou les fuites dans les parois.

La VMC autoréglable

Ce système est constitué de trois grilles et trois gaines qui partent des pièces humides : cuisine, salle de bain, WC.

Ces gaines convergent vers un unique ventilateur et l’air vicié est extrait vers l’extérieur.

Ventilation simple flux par extraction d’air


Ce système est moins bruyant que le premier puisque le moteur est plus loin et il n’y en a qu’un ; de plus, une seule traversée de toiture est alors nécessaire.

L’inconvénient peut là aussi être l’irrégularité de ventilation qui va dépendre du vent, les déperditions thermiques, et l‘air froid qui rentre dans les pièces de vie.

La VMC hygroréglable (A ou B)

La VMC hygro réglable A possède une sortie d’air hygroréglable : cela signifie qu’en sortie de ventilateur, il y a une bouche qui va plus ou moins s’ouvrir en fonction du besoin : 

Plus le taux d’humidité sera élevé, plus les bouches seront ouvertes, et inversement.

La VMC hygro réglable B est comme la A, mais s’ajoutent des entrées d’air hygroréglables. Les entrées d’air sont les grilles en partie haute des fenêtres. 

Tous les systèmes d’extraction présentent l’inconvénient de faire entrer de l’air directement depuis l’extérieur.

En effet, en créant une dépression dans le logement, cela crée un appel d’air. Cet air est forcément de l’air extérieur froid en hiver, ce qui n’est vraiment pas optimal d’un point de vue de l’efficacité thermique et du confort.

Et donc pour éviter cet inconvénient, on cherche à ventiler avec de l’air tiède. Pour ce faire, il faut passer au deuxième fonctionnement, c’est l’insufflation. 

Les systèmes d’insufflation d’air

Cette logique de fonctionnement est un peu moins connue ; peut-être parce qu’elle ne répond pas aussi facilement à la réglementation, vous vous rappelez on a parlé des débits dans les pièces tout à l’heure.

Le principe de la ventilation simple flux par insufflation

Le principe cette fois est de placer un ventilateur quelque part, mais cette fois il va souffler de l’air extérieur dans le logement, au lieu de l’extraire. L’avantage principal est la possibilité de préchauffer l’air entrant.
Cela permet d’améliorer le confort et la performance par rapport à une ventilation par extraction.

Un autre avantage est de pouvoir filtrer l’air entrant et donc augmenter la qualité de l’air entrant dans le logement.

L’inconvénient est la difficulté à chasser rapidement l’air humide des pièces d’eau quand c’est nécessaire (salle de bain pendant la douche, cuisine pendant que la ratatouille mijote sur le feu).

Une insufflation pré-chauffée au feu

En 2015 on habitait dans une maison des années 60 humide et non isolée, il y avait des problèmes d’humidité très importants.

condensation sur un mur
Condensation sur un mur, la peinture se décolle

J’ai mis un ventilateur au sous-sol, qui insufflait de l’air dans la hotte de la cheminée, ce qui réchauffait l’air. Cet air était poussé dans des gaines qui cheminait en combles, et amené devant les chambres et dans le hall d’entrée.

Cela a bien fait diminuer la condensation sur les murs de cette maison, et nous a apporté (un peu) de confort.

Une insufflation pré-chauffée à la géothermie : le puit canadien

Un système bien connu d’insufflation est le puit canadien ou puit provençal : 

Une trentaine de mètre de conduit en fonte de forte section chemine sous terre à environ 2m, là où la température se situe autour des 10°C toute l’année.

Cet air est insufflé dans la maison, il est bien plus facile à chauffer que de l’air à 0°C.

Il est bien connu, mais pas tant répandu que ça, pour deux raisons : 

  • L’investissement est lourd
  • La réalisation doit être bien maîtrisée pour être performante, fiable, et ne risquer aucune création d’humidité dans le conduit suite à de la condensation stagnante. 

Une insufflation pré-chauffée à l’effet Joule : la résistance électrique

Dans les bouches de soufflage chauffantes, ce sont des résistances électriques qui permettent d’élever la température de l’air neuf amené dans la maison.

Bouche de soufflage chauffante

Ce système fonctionne si l’air qui arrive est déjà tempéré, à environ 15°C. C’est donc adapté en cas de ventilation double flux avec récupération de chaleur (nous allons voir ça juste après après dans cet article).

Une insufflation pré-chauffée par une pompe à chaleur

Il est possible d’utiliser une pompe à chaleur air-air pour chauffer l’air entrant.
Ce n’est pas la même chose qu’utilise une pompe à chaleur classique qui ne remplace malheureusement pas l’air intérieur de la maison au moment de le chauffer.

Pourtant c’est à s’y méprendre : Il y a une unité extérieure avec des ventilateurs, ainsi que des ventilo-convecteurs à l’intérieur. Tout ressemble à un astucieux système de ventilation, mais non. L’air tourne en boucle.

Nous y reviendrons, mais dès lors qu’on se met à chauffer l’air, il devient primordial que l‘étanchéité à l’air soit bonne, et il devient nécessaire de récupérer la chaleur sur l’air extrait du logement pour les besoins de ventilation. La récupération de chaleur dans les ventilation double flux est alors tout indiqué.

Une insufflation pré-chauffée par un échangeur eau-air

Il est possible de placer un échangeur eau-air au niveau de l’insufflation d’air ; c’est exactement ce qui se passe dans votre chauffage … de voiture !

Le moteur de la voiture est en route, la pompe à eau fait circuler l’eau chaude (du liquide de refroidissement en réalité) pour réguler la température du moteur, et si vous actionnez le chauffage, l’air passe par un endroit où il croise l’échangeur eau-air pour être chauffé.

Il suffit d’utiliser le même principe pour préchauffer de l’air insufflé dans un système de ventilation ! Bien sûr on ne va pas utiliser un moteur de voiture pour ça, mais plutôt une pompe à chaleur air-eau, ou bien plus performant encore : de l’eau chaude solaire.

Une insufflation pré-chauffée au soleil

Le pré-chauffage à l’eau chaude solaire c’est le même fonctionnement que précédemment, en utilisant de l’eau chaude qui a été chauffée grâce à des panneaux solaires thermiques.

Plus besoin d’électricité pour la création de chaleur !

Une insufflation pré-chauffée par inertie thermique* ? 

L’idée est la suivante : L’hiver, insuffler de l’air neuf et tempéré dans les chambres pendant la nuit, moment où le renouvellement de l’air est le plus important.

Pour que cet air soit tempéré au lieu d’être à la température glaciale extérieure (comme si on utilisait une simple flux classique avec les entrées d’air dans les fenêtres), il est prélevé dans la pièce principale, dotée d’une bonne inertie thermique.

C’est à dire qu’on parle plutôt de circulation d’air. Et le vrai renouvellement d’air se fait au niveau des entrées d’air dans la salle à manger.

Comme cette pièce est chauffée au soleil durant la journée et au feu, et qu’elle est munie de matériaux lourds, elle conserve une température confortable qui permet de préchauffer l’air avant de le faire entrer dans les chambres.

D’un point de vue thermique, cela ressemble au fonctionnement d’un puit canadien, mais le passage sous-terrain est remplacé par la salle à manger.

*L’inertie thermique est la capacité de quelque chose à stocker de la chaleur, en l’occurrence le salon de la maison. Chauffé au soleil toute la journée et au feu, il serait capable d’emmagasiner cette chaleur pour la restituer progressivement pendant la nuit.

Point faible des systèmes d’insufflation d’air chaud     

Le point faible en commun de tous ces systèmes d’insufflation d’air chaud, c’est qu’une quantité d’énergie importante peut s’avérer nécessaire pour chauffer l’air, puisqu’elle est perdue par les sorties d’air en permanence.

Un système qui limite les pertes de chaleur : le double flux avec échangeur

Dans le cadre d’une rénovation très performante, il sera donc choisi de récupérer cette chaleur. Pour récupérer cette chaleur, on utilise un deuxième réseau qui vient aspirer l’air dans les salles d’eau, et le ramène à la machine, prévue pour ça. 

VMC double flux
VMC double flux, en bleu l’air préchauffé entrant, en rouge l’air extrait


Ce deuxième flux d’air qui est chaud (en rouge) se dirige tout droit vers l’extérieur, mais il est croisé avec le flux d’air froid (en bleu) qui provient de l’extérieur, sans que l’air ne se mélange.

Ce croisement a lieu dans un échangeur, ce qui fait que l’air entrant est réchauffé par l’air sortant, de manière naturelle, il n’y a qu’une pièce mécanique (l’échangeur) et non pas de pompe à chaleur à cet endroit.

Un échangeur à plaque permet de récupérer une partie de la chaleur de l’air extrait de la maison



L’apparition de ce deuxième flux d’air, vous l’aurez deviné, confère le titre de ventilation double flux à ce type de fonctionnement.

Le deuxième flux répond également au besoin de répartir efficacement les flux d’air, notamment que l’extraction soit bien régulée dans les pièces humides (salle de bain, WC, cuisine).

Système double flux décentralisé avec récupération de chaleur

Il existe des systèmes tout en un, adapté pour ventiler une pièce. Je pense que ce n’est pas adapté à une chambre à cause du léger bruit que cela doit créer, mais je ne l’ai pas essayé, j’attends de voir les retours.

C’est très adapté à un bureau performant par contre.

Système double flux décentralisé (tout en un seul bloc)

Dans quel cas choisir une VMC double flux ?

La VMC double flux c’est plutôt un ensemble d’avantages, alors pourquoi cela ne représente-t-il que 20 000 unités vendues chaque année en France sur les 800 000 systèmes de ventilation ?

Cette faible proportion s’explique pour plusieurs raisons.

D’abord c’est plus cher et plus complexe à installer. Complexe peut aller parfois jusqu’à “impossible” ou du moins “nécessitant des travaux de grande envergure”.

Ensuite les fameux avantages ne sont vraiment valables que quand certaines conditions sont réunies.

Une bonne étanchéité à l’air est nécessaire pour la récupérer la chaleur

La VMC double flux avec récupération de chaleur révèle tout son potentiel de performance quand l’étanchéité à l’air est très bonne. En effet, le rendement s’effondre en cas de nombreuses fuites d’air parasites. 

Ces fuites d’air parasites emportent définitivement les calories à l’extérieur et donc sa capacité à générer des économies de chauffage. La capacité à bien répartir le renouvellement d’air dans toutes les pièces est aussi dégradée.

Chauffage de l’air                                                                  

Au plus le fonctionnement thermique de la maison est basé sur l’air comme vecteur de chauffage, au plus la double flux se justifie.

Par exemple dans une maison passive en bois, ce choix est très pertinent. 

A l’inverse, dans une maison en pierre chauffée par le feu et des planchers chauffants, ça l’est beaucoup moins.

Espace disponible pour la machine et les gaines

La VMC double flux est une grosse boîte de laquelle part des gaines de distribution d’air. Cette boîte doit être accessible pour changer les filtres, et elle doit être dans un endroit chauffé. Elle ne devrait pas être installée dans un garage ou dans des combles non chauffés.

Ordre de grandeurs de prix des systèmes de ventilation les plus connus

Autoréglable : débit constant 750 à 1000€
Hygroréglable : débit variable 1200 à 1600€
Ventilation double flux : 3450 à 4600€
Source : ADEME

Dans mon cas le système d’insufflation dans la maison des années 60 ne m’avait coûté que 60€ en gaine alu et en rallonge, parce que le ventilateur existait déjà, tout comme les gaines dans les combles ; et que je l’avais fait moi même.

Le choix des gaines de circulation d’air

Vous aurez probablement envie de gaines pas chères, efficaces, durables, facile à nettoyer, saines, adaptées à tous les milieux, facile de mise en oeuvre, esthétique, silencieuse, avec un faible encombrement ?

Comment faire le meilleur choix ?

Des gaines de ventilation efficaces

Des gaines de circulation d’air efficaces sont des gaines qui ne se percent pas et qui ne se pincent pas. Dans cette optique, il faut utiliser des gaines rigides ou semi-rigides.

Ces gaines seront cintrées pour les semi rigides, et munies d’accessoires (coudes) pour les rigides. 

Leur efficacité va aussi dépendre de l’étanchéité des raccords, qu’il faut particulièrement soigner.

Mais il existe des gaines souples, souvent retenues pour leur prix inférieur.

Sur les deux photos suivantes, on voit des gaines souples fixées au plafond, on constate qu’il est très difficile de ne pas créer de pincement.

conduit souple pincé
gaines souples pincée

Outre la qualité initiale du produit, bien posé ou non (on préfère qu’il soit bien posé), il est intéressant de comprendre comment il va vieillir. Il vaut mieux un produit de qualité et performance satisfaisante, dont la qualité ne décroît pas, plutôt qu’une super qualité au départ mais qui descend très vite.

Des gaines de ventilation durables

Qu’est-ce qui met fin à la durée de vie d’une gaine de ventilation ?

Plusieurs causes probables : 

  • Elle génère trop de bruit
  • Il y a des fuites d’air trop importantes
  • Elles est encrassée, voire bouchée et impossible à nettoyer
  • Les utilisateurs veulent de l’air plus sain

Pour limiter le bruit il y a plusieurs paramètres comme la désolidarisation des gaines et du système lui même à l’aide de supports anti vibratiles, ou encore l’utilisation de pièges à son, qui évite qu’on entende le son de la machine depuis l’autre bout de la gaine.

Certaines ventilation font du bruit, d’autres non, à vous de choisir 😉

En ce qui concerne le bruit généré directement par la gaine, on peut le diminuer en utilisant des diamètres de gaines important (cela diminue la vitesse de circulation pour un même débit et donc les bruits), mais aussi en faisant en sorte d’éviter tout pincement.

Enfin, il faut privilégier les gaines qui présentent une surface régulière et plane côté circulation d’air (intérieur).

Les gaines souples ne sont donc pas à privilégier pour cette raison non plus.

Des gaines de ventilation saines

Des gaines saines sont des gaines qui ne rejettent aucunes substances toxiques

Les substances toxiques apportées par les gaines elles-mêmes proviendrait de deux sources : 

  • Le matériaux dans lequel la gaine est réalisée, principalement ici nous retrouvons en vigilance le PVC. Rien ne démontre leur nocivité. Il faut simplement savoir qu’on a parfois recours à du bisphénol A et du phtalate pour assouplir le PVC. Ces deux molécules peuvent être source de dérèglement de l’être humain, et conduire à des infertilités.
  • Deuxième source : les émanations de la gaine liées aux différents dépôts et présence d’humidité dans les gaines justement. Cela va dépendre du bon placement des gaines (dans un milieu chauffé), mais aussi de la présence d’une filtration en amont et de l’efficacité de cette filtration. Cela dépend aussi de si la gaine est bien lisse à l’intérieur, ou s’il y a des reliefs, des aspérités sur lesquelles la poussière va pouvoir s’accrocher. Enfin, et c’est peut-être le plus important des paramètres de ce paragraphe, c’est le nettoyage périodique des gaines. Quand on voit la poussière qui s’amasse simplement sur la grille, on se doute bien que dans le conduit c’est pas joli à voir 😉
La possibilité du nettoyage des gaines doit être anticipé dès le départ !

Malheureusement les gaines souples sont celles qui se colmatent le plus à cause des aspérités, et celles qui se nettoient le moins facilement, encore à cause des aspérités mais aussi de leur fragilité qui empêche la possibilité de ramoner / aspirer sans les déchirer.

Pour obtenir de l’air sain, il faut donc privilégier des gaines rigides, en ligne droite le plus possible, avec des bouchons de visite régulièrement, et n’utiliser de portion de gaines souple qu’en cas d’ultime solution.

Passage des gaines de ventilation en milieu non chauffé (combles, sous-sol …)

Il ne faut pas faire circuler les gaines en milieu non chauffé. En effet, quand l’air chaud rencontre la paroi froide de la gaine, il y a de la condensation qui se créé, et cela peut générer des moisissures voire des désordres en allant jusqu’à un dégât des eaux. 

Si vraiment il est nécessaire de passer en milieu froid, il faudra alors isoler thermiquement la gaine, afin de limiter ce phénomène.

Besoin de gaines de faible encombrement quelque part ?

Il est possible de diminuer ponctuellement la section de la gaine, mais dans ce cas là il faudra faire une dérivation, c’est à dire faire cheminer en parallèle plusieurs gaines de plus faible section, pour ne pas créer trop de pertes de charges et de bruit.

Les sept gaines de ventilation les plus courantes

gaine souple pvc
1. Gaine souple PVC
Gaine souple isolee
Gaine souple PVC isolée
Gaine semi rigide ronde PEHD annelée
Gaine semi rigide ronde PEHD annelée
Gaine rigide galva
Gaine rigide galva
Gaine alu étirable
Gaine alu étirable
Gaine plate rigide PVC
Gaine plate rigide PVC
Gaine plate semi rigide PEHD
Gaine plate semi rigide PEHD

Classement des gaines avec six critères de choix retenus : 

Efficacité, silencieuse, nettoyable, saines, de faible encombrement, bas prix.

Efficacité, de la plus efficace à la moins efficace : Galva // PEHD rond semi rigide // plat rigide PVC-plat semi rigide PEHD // Alu étirable // PVC souple-PVC souple isolée

Silence, de la plus silencieuse à la moins silencieuse : cela dépend de la qualité de pose et du dimensionnement, chaque solution peut être bruyante ou silencieuse.

Nettoyable, de la plus facilement nettoyable à la moins facilement nettoyable : Galva // PEHD rond semi rigide // plat rigide PVC-plat semi rigide PEHD // Alu étirable-PVC souple-PVC souple isolée

Saine, de la meilleure qualité de l’air à la moins bonne : Galva // PEHD rond semi rigide // plat rigide PVC-plat semi rigide PEHD // Alu étirable // PVC souple-PVC souple isolée

Encombrement, de la plus passe partout à la plus encombrante : plat rigide PVC-plat semi rigide PEHD // PEHD rond semi rigide // Alu étirable-PVC souple-PVC souple isolée // Galva 

Prix, de la moins chère à la plus chère : PVC souple, PVC souple isolé = alu étirable = PEHD semi rigide rond, galva, pvc plat rigide, pehd plat semi rigide.

Exemples de prix.

– Chez Leroy Merlin on va trouver :

PVC souple 125mm 5.9€ ttc / 3m LM — 2€/m
PVC souple isolé 125mm 24.9€ ttc / 6m LM — 4€/m
Alu étirable 125mm 11.9€ ttc / 3m LM — 4€/m
PVC plat rigide 125mm 15€ ttc/ 1m50 — 10€/m

– Sur le site la centrale-eco :

PEHD semi-rigide rond 90mm, 200€ttc/50m  — 4€/m
PEHD plate semi rigide 60×132, 285€ttc/20m — 14€/m

– Sur le site domomat :

Galva 125mm 14.99€ / 2m50 — 6€/m

Conclusion sur le choix des gaines

La plupart des gens ne vont pas se poser toutes ces questions, et vont choisir les gaines souples en PVC pour leur prix. D’ailleurs, si “tout le monde” prend ça c’est bien que ça doit être le meilleur choix ou pas loin ?

Pas forcément.

La conclusion de ce comparatif c’est qu’il faut privilégier la gaine galva ou le PEHD rond semi-rigide. Je dis bien privilégier.

Et finalement le plus important à retenir, ce sont les critères pour faire vos choix, vous êtes – encore heureux – libre d’avoir votre propre hiérarchie de priorités 😉 Vous êtes ainsi plus autonome et libre pour faire vos choix.

Le confort d’une maison silencieuse

Vous ne voulez certainement pas entendre des sifflements, des vibrations, un vrombissement permanent, et encore moins un bruit dans les chambres pendant la nuit.

On a parlé précédemment du bruit qui peut être transmis par les gaines, et leur système de fixation, ainsi que l’intérêt d’utiliser des pièges à sons sur le réseau.

Collier de fixation de gaine anti vibration
Collier de fixation de gaine anti vibration



Mais le sujet de l’acoustique n’est pas fini…

La machine elle même produit des bruits et des potentielles vibrations. Les transmet-elle jusqu’à vos oreilles ? Qu’en est-il des bruits qui viennent de l’extérieur du logement ? Comment gérer les bruits qui cherchent à traverser les cloisons et les étages d’un logement ?

Les bruit de la machine

Bruit nominal de la machine

C’est le paramètre le plus simple, puisqu’il est donné par le fabricant. C’est donc une valeur qui va entrer en ligne de mire au moment de comparer les modèles entre eux.

Le système de ventilation annonce son niveau sonore nominal
Le système de ventilation annonce son niveau sonore nominal


Le nettoyage du système de ventilation

Il faut penser à ce que la machine soit accessible pour un entretien régulier des filtres, et un nettoyage complet. Comme un aspirateur, une ventilation se nettoie. Mais si son nettoyage est inaccessible, ou peu ergonomique, il sera moins souvent fait voire pas du tout.

C’est pourtant une condition nécessaire au bon fonctionnement de la ventilation et pour qu’elle ne fasse pas plus de bruit que son bruit d’origine.

Les supports de la machine

Bien sûr, si la machine est posée telle quelle sur un plancher bois qui vibre, ou accrochée à un mur en plaques de plâtre dans un cellier, elle va transmettre le son qu’elle produit à la maison et y ajouter des bruits de vibration de matériaux (une même machine à laver le linge produit moins de bruit sur une dalle béton que sur un plancher bois).

Ce bruit va émettre directement et potentiellement vous déranger, mais il va en plus se propager dans les gaines de distribution d’air.

Support anti vibratile pour système de ventilation
Support anti vibratile



C’est pour cela qu’il est intéressant d’utiliser des supports anti-vibratile. Ce sont des supports qui intègrent une partie élastique, souple, à l’image de ce qui se fait depuis très longtemps dans l’automobile.
Allez ouvrir le capot de votre voiture, et regardez comment est accroché votre moteur à votre châssis : il y a des pièces de caoutchouc !

En réalité les charges passent par des pièces en acier si le caoutchouc arrive en compression maximale, mais la transmission du son et des vibrations est incroyablement diminuée grâce à cette astuce.

Le silent bloc peut inspirer la pose des systèmes de ventilation
Le “silent bloc” associe caoutchouc et acier pour réduire la transmission de bruits



Un autre système répandu est le support anti vibratile pour machine à laver, cela consiste à disposer un ou plusieurs tapis de densité différente, de constitution assez élastique, pour absorber les sons et ne pas les transmettre au support.

Support anti-vibratile pour système de ventilation
Support anti-vibratile



Le support anti-vibratile parfait devrait ramener le fonctionnement de la machine en service à son niveau de bruit usine (sans ajouter encore les gaines de distribution d’air).

Le bon support va dépendre de l’emplacement de la machine, de la performance attendue en terme acoustique, du type de paroi ou du type de sol auquel vous accolez la machine, de la machine elle même, et de ce qui est prévue par son fabricant.

Les bruits intérieurs au logement

Un des inconvénients d’un réseau de ventilation mal conçu, est qu’il créé des ponts phoniques. Un pont phonique c’est un endroit par lequel le son passe de manière privilégiée par rapport au reste de la surface qui l’entoure.

Quand on traverse une cloison avec une gaine, même s’il y a le silence absolu dans la gaine, le son qui se présente devant cette cloison peut se transmettre de l’autre côté de la paroi par la gaine.

Le pont phonique du système de ventilation
Le pont phonique de la gaine de ventilation



Encore une fois, cela va dépendre du type de mise en oeuvre, il est possible d’empêcher le son d’atteindre la gaine en : 

  • Plaçant la gaine dans un faux plafond (ça en général c’est fait pour le côté esthétique)
  • Entourant la gaine d’un isolant phonique (laine minérale, ou biosourcée selon vos convictions)
  • Plaçant un isolant phonique sur le dessus des plaques de faux plafond
Annulation du pont phonique du système de ventilation
Annulation du pont phonique

Les bruits extérieurs au logement

Les bruits de route, de camion poubelle, de moto, de train, d’avion, de chiens qui aboient, de voisins etc autant de choses que vous préférez peut-être laisser dehors autant que possible.

Le système de ventilation peut être une barrière phonique
Les bruits extérieurs peuvent être gênants


Je ne vais pas évoquer le grand sujet du confort acoustique de dans son ensemble, mais simplement vous extraire le critère qui influe sur votre choix de système de ventilation.

Comme évoqué, là ou l’air passe, le son passe vous disais-je, hors-mis le cas particulier des pièges à sons.

Dans le cas le plus courant d’une VMC simple flux classique par aspiration, vous avez des entrées d’air au-dessus de fenêtres, qui sont des passages privilégiés du son.

Grille entrée d'air au-dessus des fenêtres
Grille entrée d’air au-dessus des fenêtres


Pour faire mieux, il faut compliquer le passage des ondes sonores en créant des obstacles et des changements de direction. 

C’est le principe de ce qui se fait dans les pot d’échappements de véhicules à moteurs thermiques, comme les motos (souvent la problématique est inverse, pour gagner en plaisir de puissance et de son, les passionnées enlèvent la chicane ^^).

Le son est absorbé par une chicane dans un pot d'échappement
Le son est absorbé par une chicane dans un pot d’échappement

Reproduire l’intérêt d’une chicane en ventilation, c’est un peu l’intention des bouches d’entrées d’air acoustiques, on va juste un peu compliquer le passage de l’air.

Bouche d'entree d'air acoustique
Bouche d’entrée d’air acoustique (et hygroréglable)

Le niveau d’au-dessus, est le silencieux au travers du mur :

L’air passe dans un cylindre étroit et long, tapissé d’un matériau amortisseur.

bouches d'entrée d'air acoustique
Entrée d’air par un silencieux
Composition du silencieux

Que ce soit en VMC simple flux qui aspire, ou en simple flux qui insuffle, les logiques sont assez similaires, mais il y a beaucoup plus de bouches “d’entrées d’air” disponibles sur le marché, et assez peu de sorties d’air. 

Leur fonctionnement n’est pas toujours possible dans les deux sens, donc vigilance lors du choix des bouches.

Eloigner la prise d’air ou le rejet d’air

Pour pousser encore un cran plus loin le confort acoustique en simple flux, on peut imaginer aller chercher l’air (ou rejeter l’air) plus loin, en passant par exemple par le plafond puis les combles pour sortir en toiture.

Les gaines devront respecter tous les conseils déja cités pour éviter de créer du bruit, et éventuellement être associée à un piège à son pour amortir encore mieux des bruits extérieurs

Piège à son d'un système de ventilation
Piège à son (ou silencieux) en ventilation


Un piège à son fonctionne comme un silencieux de pot d’échappement, mais contrairement à une entrée d’air, il se place sur le cheminement d’une gaine

Si un avion passe ou un chien aboie, le son va être atténué par le piège à son.

Il vaut mieux placer le piège à son proche de la zone à protéger du son, ainsi les éventuels bruits de circulation d’air dans la gaine seront heureusement absorbés.

La double flux, meilleur système pour le confort acoustique ?

Quelque part, le système précédent où on va canaliser l’air sortant ou entrant, pour le déporter plus loin, comporte deux flux.

Mais quand on parle de “double flux”, la plupart du temps on parle de la machine, qui gère un double flux avec une récupération de chaleur sur l’air sortant.

Et cette fonction, nous l’avons vu, apporte de la performance thermique, mais sur le plan purement acoustique, est moins facilement bonne que le double flux sans récupération de chaleur.

Mais le double flux sans récupération de chaleur évoquée ici est rare. Premièrement, ce n’est pas “ce qui se fait”. Deuxièmement, dès lors qu’on a pondu un projet assez bien réfléchi, où on installe un double réseau d’air et des pièges à sons, on est à deux doigt de tout simplement installer un système double flux “classique”.

Cela intéresse les adeptes du lowtech, peu cher, fiable, facile à entretenir.
Cela intéresse aussi ceux qui utilisent un préchauffage de l’air gratuit et renouvelable (soleil, inertie).

Esthétique des bouches, gaines, appareils

Un élément à ne pas oublier, c’est que vous allez les voir tous les jours ces bouches d’entrées d’air, ou d’extraction, ou les deux. Donc penchez-vous sur leur esthétique, pour ne pas regretter votre choix 🙂

Les gaines sont généralement invisible, mais parfois elles contribuent à l’esthétique. Dans ce cas là, ce sont des gaines en acier galvanisé qui viennent apporter une touche industrielle à l’intérieur.


Les fabricants ont compris qu’il fallait proposer des ensembles esthétiques et épurés autant que possible.

On aime pas trop ça :

VMC peu flatteuse
VMC peu flatteuse

On préfère ça (mais faut pas abuser on le mettrait pas dans le salon non plus ^^) :

VMC double flux
VMC double flux vue par son fabricant

Avec du travail soigné on obtient le plus souvent quelque chose comme ça :

VMC en situation reelle
VMC en situation reelle

Les bouches d’entrées / sorties d’air proposent également des esthétiques variables :

Faites la liste des critères importants pour votre projet

Vous listez sur une feuille ou sur une note, tous les points qui sont importants pour vous.

Faites votre liste de critères importants pour votre système de ventilation
Faites votre liste de critères importants pour votre système de ventilation


Ainsi vous n’oublierez rien au moment d’en parler avec votre conjoint(e). Vous aurez aussi votre liste quand vous allez faire d’autres recherches sur internet. Ou encore quand vous discuterez avec vos amis, vous renseignerez en magasin ou auprès d’un professionnel ou encore auprès d’un fabricant.

Pensez également au fait qu’une maison, normalement, devrait servir à d’autres personnes que vous d’ici quelques années ou décennies. Donc c’est sympa (et même utile en cas de revente), de faire des choix intelligents et argumentés.

En ce sens, idéalement ne répondez pas qu’à votre besoin spécifique, à vous, du moment présent. Mais plutôt à un fonctionnement de la maison pertinent.

Quelles sont les caractéristiques du logement et but de la ventilation ?

Est-ce qu’on ventile pour assainir l’air ? Pour évacuer un problème d’humidité ? Pour distribuer de la chaleur ? Autre chose ?

Il est intéressant de clarifier le besoin du logement, et de le croiser avec vos priorités. Avec un peu de chance, ça converge de manière évidente vers une solution.

Mais souvent il y a des compromis à faire, et des doutes subsistent sur tel ou tel point.

Si c’est le cas pour vous, je vous encourage à nous partager votre question en commentaires en bas de l’article. Ce sera un plaisir de vous répondre. Et cela m’aidera à compléter cette section de l’article avec les cas que mes lecteurs rencontrent pour de vrai.



Ce sera utile à tous, merci d’avance 🙂

Quel ordre idéal pour vos travaux ?

L’idée c’est de ne pas avoir à faire deux fois les mêmes travaux et à faciliter le chantier pour que ce soit le mieux fait possible.

En rapport avec la ventilation : Cela dépend évidemment des travaux choisis, mais peut être que l’isolation des combles devra intervenir après l’installation de la ventilation. Dans le cas contraire il faudra ramper dans le nouvel ’isolant, et galérer pour intégrer les gaines et les bouches.

Et … l’étanchéité à l’air aura-t-elle été traitée correctement ?

A ce sujet vous pouvez aller lire l’article https://comment-bien-isoler.com/comment-supprimer-les-courants-dair-froids-dune-maison/

On lis de partout qu’il faut commencer par le toit mais ce n’est pas toujours une bonne idée, réfléchissez bien à l’ensemble de l’enchaînement.

Et si la ventilation créait des courants d’air ?

Pour ne pas créer de courant d’air, le réglage des débits doit être possible et il doit être bien réalisé. Cela est vrai pour chaque gaine, et ces gaines doivent être de diamètre cohérent avec les débits. De la même façon, les bouches de soufflage et d’aspiration doivent être de la taille appropriée.

Comment le diamètre des gaines empêche-t-il les courants d’air ? 

Vous vous rappelez le débit théorique dans la salle de bain ? 30m3/h

Cela fait 30 divisé par 3600 = 0.0083m3/secondes

A partir ce ces éléments là, on peut comparer une gaine de diamètre 80mm avec une gaine de diamètre 125mm :

La gaine de 80mm présente une surface S = 3.14x(0.040)² = 0.005m2 => Vitesse = 1,66m/s

La gaine de 125mm présente une surface S = 3.14x(0.0625)² =>
Vitesse = 0.69m/s

Dans la gaine de diamètre 80mm, l’air circule 2,4 fois plus rapidement que dans la gaine de 125mm.
Et comme les frottements sont proportionnels au créé de la vitesse, on a 5 fois plus de frottements et donc de pertes de charges.

Ce sont les vitesse théorique dans la gaine, et donc directement devant la bouche d’aération.

Vous savez à partir de quelle vitesse de déplacement le corps humain ressent une différence entre l’air immobile et la présence d’un courant d’air ?

0.2m/s …
Donc pour plus de confort, il faut limiter les vitesses de déplacement de l’air, et donc jouer à la fois sur les débits (pas trop élevés), et sur le diamètre des gaines (élevés).

Système de ventilation en salle de bain
Une ventilation ne doit pas nuire au confort en créant un courant d’air, bien au contraire.


Source : https://conseils-thermiques.org/contenu/confort-thermique.php

Heureusement cette vitesse diminue dès les premiers centimètres quand on s’éloigne de la bouche, donc on ne devrait pas trop sentir ce courant d’air.

Et si ce n’était plus possible d’ouvrir les fenêtres avec le système de ventilation ?

Une rumeur circule depuis des années à ce propos sur l’impossibilité supposée d’ouvrir les fenêtres quand on a installé un système de ventilation.

C’est simplement faux, voilà.

C’est très bien et très agréable d’ouvrir les fenêtres si on en a l’habitude, il ne faut pas avoir peur de continuer quand on a installé une ventilation.

L’origine probable de cette rumeur, est qu’ouvrir les fenêtres laisse rentrer de l’air froid, et s’échapper de l’air chaud, jusque là tout le monde est d’accord. Et donc le système de récupération de chaleur dans la VMC double flux n’apporte plus l’efficacité énergétique escompté.

Un système de ventilation n'empêche pas d'ouvrir les fenêtres
Un système de ventilation n’empêche pas d’ouvrir les fenêtres


Cela veut dire qu’à même puissance de chauffage consommé, la température va descendre. Ou qu’à même température de consigne, la consommation de chauffage va monter.

Mais ça va tout le monde le sait, on a ouvert les fenêtres !

C’est là que le débat a commencé : on utilise à tort le terme “dysfonctionnement” en parlant de la VMC double flux. “Elle ne peut plus fonctionner puisque les fenêtres sont ouvertes”.

En fait elle fonctionne très bien, elle est heureuse comme tout cette VMC double flux, mais la performance attendue de sa part est annulée le temps de l’ouverture des fenêtres. 

Si on laissait tout le temps les fenêtres ouvertes, la récupération de chaleur par la VMC double flux ne fonctionnerait plus. C’est tout.

Et si le système de ventilation est trop cher ?

Si c’est trop cher, ça dépend du chemin qui vous a conduit à cette conclusion, mais on peut déja parler de quatre solutions.

Et si on a pas les sous ?


  • Reporter le projet en attendant d’avoir les sous nécessaire pour le mener à bien.
  • Faire une partie vous même si vous aviez tout fait chiffrer à différents professionnels.
  • Aller chercher des aides publiques.
  • Modifier les choix techniques, et trouver une solution moins chère.

Reprenons ces quatre solutions :

– Le report du projet est la solution qui permet de faire vraiment ce que vous voulez faire, mais il faut être patient.

Faire une partie soi même, dans le but d’économiser, peut être une bonne idée mais souvent ce n’est pas une raison suffisante. Si à la base vous n’aviez pas envie de le faire vous même, ou que vous n’êtes pas particulièrement bricoleur, ça peut s’avérer une histoire compliquée, donc à bien réfléchir en fonction de vos dernières prouesses en bricolage.

– Les aides publiques. Ca c’est un incontournable à deux conditions : vous faites faire à un pro certifié RGE, et vous faites mettre en oeuvre des systèmes éligibles. Comme ça change tout le temps je ne me prononcerai pas sur la qualité et la cohérence de ce qui est proposé. 

Les aides financières sont excellentes pour financer, mais pas pour décider des travaux pertinents à votre place



Ce que je peux vous conseiller, c’est de passer du temps à étudier votre projet et digérer l’ensemble des paramètres contenus dans cet article – pourtant synthétique – avant de se laisser entendre dire “c’est ça qu’il faut faire monsieur, ne vous prenez pas la tête on fait toujours comme ça”.

=> Allez consulter gratuitement un conseiller spécialisé dans les aides publiques à la rénovation énergétique ici : https://www.faire.gouv.fr/trouver-un-conseiller

Modifier les choix : Attention à ça, si vous aviez super bien pensé votre projet. Si vous modifier des paramètres pour aller vite, vous risquez de le regretter. Mais là c’est une histoire personnelle. 


Mon histoire personnelle c’est que je ne regrette jamais d’avoir fait les choix qui me semblaient les meilleurs. J’ai oublié le temps que j’ai du attendre avant de les concrétiser, ou les difficultés rencontrées en cours de route.
Alors que les choix où j’ai privilégié la rapidité par rapport à la qualité, je les regrette le plus souvent. Donc j’évite 😉 A vous de voir.

Et s’il n’y a pas la place d’installer une ventilation ?

Chaque projet est unique, donc la réponse est à chercher sur place, seul ou avec un artisan. Parfois il y a la place et on ne la voit pas, et parfois il est possible de la créer.

Pour le réseau de ventilation, en dernier recours il est par exemple possible de l’installer dans un faux plafond ou une soffite en placo.

soffite ou faux plafond partieljpg
Faux plafond partiel qui peut accueillir spots et gaines de ventilation


Pour le système de ventilation, il faudra peut-être créer un placard ou un cellier dédié à ça s’il faut l’installer en milieu chaud.

Pour un simple extracteur ou souffleur, il peut être posé en milieu non chauffé, mais comme toujours, attention à bien gérer la condensation. On peut aussi imaginer créer un caisson isolé en combles perdus, mais il devra être en contact avec le plafond, sans isolant. 

C’est par la déperdition thermique sur la zone où on enlève l’isolant, que le caisson sera maintenu quasiment à température ambiante.

Système de ventilation en combles perdus
Système de ventilation en combles perdus

Et si ça consomme trop d’électricité ?

Bien sûr dans les paramètres à comparer entre les machines et les systèmes, il y a la consommation électrique. Elle dépend de la machine, mais aussi beaucoup du réseau et de son état.

La consommation électrique de la ventilation n’est pas négligeable


Parce qu’en théorie pure, sans frottement, le flux d’air ne générerait aucun appel de puissance.

– Plus les gaines sont longues, plus ça consomme
– Plus les gaines sont étroites, plus ça consomme
– Plus les gaines sont pourvues d’aspérités ou de poussière, plus ça consomme
– Plus les bouches sont petites, plus ça consomme
– Plus il y a de virages dans les gaines, plus ça consomme
– Plus la ventilation est allumée souvent, plus ça consomme

Dans un bâtiment d’habitation très performant, la ventilation devient le premier poste de consommation électrique dit-on, et c’est vrai.
A Ecoravie – un chantier sur lequel j’ai passé 8 mois en tant qu’ouvrier et formateur en 2016 – le premier bâtiment de 6 logements avait pour ambition le zéro chauffage. Il respecte toutes les règles du bioclimatisme, et effectivement, le premier poste de consommation est la ventilation double flux. Je le sais parce que le bâtiment est très bien instrumenté, et que mon père habite dedans 😉

Ce chiffre est trompeur, parce que la consommation globale est incroyablement faible. Sans compter qu’elle est inférieure à la production des panneaux photovoltaïque en toiture.

Dans une rénovation, la consommation de la VMC ne représentera pas du tout une part aussi importante. 

La VMC double flux versus le four électrique


Une VMC double flux pour maison consomme entre 20W et 40W de puissance, un four en fonctionnement consomme environ 800W (même un four de 200W de puissance maxi) 

Un four consomme 27 fois plus qu’une ventilation, mais on s’en sert moins souvent !

Il y a un rapport de 27.

Une VMC de 30W qui fonctionne en permanence correspond à 53 minutes de four par jour. Cela revient à environ 15 centimes d’électricité par jour.

Ce sont des ordres de grandeur, on peut être plus précis si nécessaire. Faites vous plaisir pour le calcul 😉

Et si la ventilation ne suffit pas à éliminer l’humidité et la condensation dans la maison ?! 

Dans certaines conditions, si la maison est humide, pas isolée, mal chauffée, l’humidité persistera malgré la ventilation.

En fait le chauffage va créer un air qui contient une certaine quantité d’humidité. Au contact des murs froids, on va atteindre le point de rosée.

Ce n’est pas l’objet de cet article. Mais vous pouvez allez voir cette vidéo où j’explique en détail le phénomène physique en jeu :

La ventilation évacue effectivement une partie de l’humidité en renouvelant l’air.
Mais une ventilation n’empêchera pas la condensation de se faire si la thermodynamique dit qu’elle doit se faire. Et donc si les murs sont trop froids, ça condensera toujours. Il faut alors chauffer plus, ou isoler plus, ou les deux.

Ouf’ bravo d’être arrivé jusqu’au bout de cet article “velu” comme dirais mon ami Laurent, vous avez été courageux. Pour en savoir plus sur la rénovation énergétique, vous êtes libre de recevoir gratuitement mon bonus en PDF, ça se passe juste en dessous.

Merci beaucoup, à très vite.

Cédric

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Catégories : AIR ET VENTILATION

2 commentaires

Cédric Giral · 30 avril 2020 à 8 h 08 min

Aymeric qui nous précise (sur LinkedIn) :

“Excellent article, ultra exhaustif.

Il manque juste 1 technologie innovante : la ventilation naturelle hybride (VNHy) qui permet d’utiliser au maximum les forces naturelles (tirage thermique et éolien) afin de limiter au maximum le recours aux ventilateurs (~40 à 50% du temps).

Référence du secteur : Astato et VTI”

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